Niger/Armée: l'attaque de Bosso ravive le patriotisme des nigériens
- 6 juin 2016
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De nouveaux combats auraient opposé à Bosso l’armée nigérienne aux éléments de Boko Haram selon plusieurs médias. Cette guerre qui dure plus prévue ravive le sentiment patriotique de nombreux nigériens qui manifestent leurs soutiens aux Forces de défense et de sécurité via les réseaux sociaux. Jusqu’à là divisée, la classe politique, toute tendance confondue est unanime à condamner les massacres perpétrés dans la région de Diffa.
Le Mouvement National pour la Société de Mouvement (MNSD-Nassara), l’un des principal parti politique de l’opposition a demandé Dimanche à “tous les nigériens de faire bloc derrière nos vaillants fils du pays jusqu’à la victoire finale”, allusion faite à la guerre contre le terrorisme et la secte Boko Haram “Nous soutenons et sommes de tout cœur avec tous ces fils du Niger qui, par leur sang et courage sont actuellement en train de défendre l’intégrité du Niger” a annoncé le parti sur sa page facebook dans un communiqué attribué à son président M. Seini Oumarou. “En ces moments douloureux pour le peuple nigérien, le MNSD Nassara par la voix de son Président Elh Seini Oumarou,, prie Allah le tout puissant pour que les âmes des défunts reposent en paix !” a ajouté l’ancien parti au pouvoir sous Tanja Mamadou.
Ni pouvoir, ni opposition
“J'adresse mon soutien indéfectible à nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité,et réaffirme encore une fois toute ma détermination à vaincre le terrorisme sous toutes ses formes” a indiqué le Président Président Issoufou Mahamadou en déplacement a Dakar ou il prenait part au sommet de la CEDEAO.
“Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte horrible, lâche et ignoble attaque contre la ville de Bosso’ a pour sa part affirmé le Ministre de l’Intérieur M. Bazoum Mohamed, également du Président du PNDS-Tarraya, la principale formation de la majorité présidentielle.

Le chef de file de l’opposition M. Hama Amadou, a lui aussi condamné “l’attaque barbare perpétrée par la secte maléfique” à Bosso. “Je souhaite un prompt rétablissement aux blessés, tout en apportant notre soutien sans faille et de tous les jours à nos vaillantes forces de défense et de sécurité” a indiqué le président du FA-Lumana dans une déclaration publiée par nos confrères de Nigerinter.
Face a un ennemi commun, sans foi, ni loi de nombreux nigériens appellent en tout cas le peuple nigérien à l’unité et à la cohésion, des appels relayés via les réseaux sociaux. "Bosso : socle de l'unité nationale. L'attaque de BH contre Bosso a soudé les Nigériens. Ils tous sont BOSSO" peut-on lire sur le net. Pour le Niger qui est désormais plongé dans cette guerre, le conflit contre Boko Haram risque de durer plus longtemps que prévu et le bilan des victimes civiles et militaires des raids meuttriers de la secte ne fait que dangereusement monter. “ La situation Bosso est un coup dur pour le pays” nous a confié un observateur de la scène nationale.
“Je suis Diffa. Je suis Bosso. Nous sommes tous Bosso”
Samedi dernier, une trentaine de soldats nigériens ont perdu la vie dans une attaque menée par la secte Boko Haram à Bosso dans l’extrême sud-est pays. Au même moment, des organisations de la société civile organisait une marche suivie de meeting en solidarité avec les populations de Diffa durement éprouvés par les récentes attaques des éléments de Boko Haram. L’attaque de Samedi qui suscite indignation et incompréhension à Niamey soulève aussi beaucoup de questions sur la capacité réelle des extrémistes venus du Nigeria au moment ou on les croient très affaiblis.En effet, il y a une semaine, l’armée nigérienne annonçait déjà avoir repoussée un assaut de la secte extrémiste sur le poste de reconnaissance de Bosso.
Les États membres du Lac Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun et Tchad se préparent dit-on à engager dans les prochains jours une vaste offensive militaire destinée à éradiquer la menace que constitue le mouvement de Sheku Abubakar. En attendant, tout un pays reste encore sur le choc et tente de comprendre cette guerre qui n’en finit pas et avec laquelle il faudra désormais en faire avec.
Maaroupi Elhadji Sani


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