Second tour de l’élection présidentielle:le président Issoufou a le vent en poupe
- 3 mars 2016
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Avec 48,41% de voix dès le premier premier tour de l’élection présidentielle du mois dernier, le président Mahamadou Issoufou s’est déjà assuré le soutien d’au moins six (6) candidats malheureux et leurs structures respectives. Adal Rhoubeid du MDR-Tarna (0,59), Kassoum Moctar du CPR-Inganci (2,91), Cheiffou Amadou du RSD-Gaskiya (1,78) et Abdou Labou de la CDS-Rahama (2,09). M. Laouan Magagi de l’ARD Adaltchi-Mutuntchi (0,96) et M.Mahaman Jean Philipe Padonou du CDP-Bikhum Marhaba (0,350) sont également annoncés du coté de la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN), la coalition des partis politiques qui soutient le président sortant. Réunis ce Jeudi à Niamey, les partisans de Ibrahim Yacouba (4,34%) auraient majoritairement penché en faveur du candidat Issoufou indique-t-on de sources bien informées. Mais la décision officielle du MPN-kISHIN Kassa a été renvoyée a demain, toujours selon les mêmes sources. Mathématiquement donc, le candidat du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-Tarayya) a de quoi se rejouir.

Mieux les partisans du président n’entendent pas se contenter de ses soutiens. Ils entendent élargir leur base avec les indécis et les indépendants, sur la base des réalisations de leur candidat au cours de son premier mandat et son vaste programme de la Renaissance II détaillé en 8 points. Ils tenteront surtout de s’appuyer sur la large majorité (environ 110 députés sur 171) de la mouvance présidentielle à la future Assemblée Nationale pour rallier le maximum de voix à leur cause. "A bien d’égards, le 2ème tour de l’élection présidentielle au Niger ressemble plus à un referendum qu’à une élection ordinaire. L’enjeu de ce referendum (pardon de cette élection) consiste à choisir entre la stabilité du pays et de ses institutions contre la cohabitation à la « nigérienne » qui signifie guéguerres, guerre de tranchées… et même coup d’état" explique notre confrere de Nigerinter.com, M.Elh. Mahamadou Souleymane dans un un billet intitulé STABILITÉ VS COHABITATION
De l’autre coté on s’accroche au miracle, au destin, à un exploit et retournement de situation, bref à tous ce qui peut redonner de l’espoir et galvaniser les troupes. Pour les opposants au régime du président Mahamadou Issoufou le fait "d'arracher" un second tour constitue déjà en soi une victoire. Aussi, le candidat du FA-Lumana M. Hama Amadou a obtenu le soutien la Coalition pour l’Alternance (COPA 2016), une coalition d’une vingtaine de personnalités et formations politiques, dont M. Seini Oumarou (MNSD-Nassara- 12,11%), M. Mahamane Oumane (MNRD-Hankouri- 6,25%) et M. Cisse Amadou (UDR-Tabbat- 1,48%).
Mais le president du FA-LUMANA reste toujours en prison alors que les appels à sa libération (surtout de la part de ses militants et sympathisants), se multiplient. L'opposition nigérienne a demandé mardi la libération de son candidat pour pouvoir affronter le président sortant. Les avocats de l’ancien président de l’Assemblée Nationale qui avaient renoncé, on se rappelle à tout recours en cassation et toute demande de liberté provisoire, auraient selon le porte-parole de la COPA 2016 M. Ousseini Salatou (cité par l'AFP), introduit une nouvelle demande de liberté provisoire. Vont-ils réussir là l ils avaient déjà échoué il y a quelque semaines?
Au total, au vu de l’écart (30%) qui sépare les deux finalistes (M. Mahamadou-Issoufou 48,41% contre 17,79 pour Hama Amadou), des alliances qui sont entrain de se tisser et de la large majorité dont il dispose à la prochaine Assemblée Nationale, le président Mahamadou Issoufou est plus que jamais bien parti pour un second et dernier mandat à la tête du Niger.
Maaroupi E. SANI


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